|
|
Dialogue Social:Les syndicats affûtent leurs armesPrévu initialement pour le mois de septembre, le dialogue social ne reprendra qu’en octobre. Une source du ministère de la Modernisation des secteurs publics affirme que les partenaires sociaux et le gouvernement se remettront autour de la même table au cours de la première quinzaine de ce mois. Le calendrier trop chargé de Abbas El Fassi, la coïncidence du mois de Ramadan et de la rentrée scolaire ont bousculé pour ainsi dire les plans de la Primature qui a préféré attendre que les choses se calment pour entamer le dialogue dans un climat serein. Qu’à cela ne tienne. Ce qui compte le plus, aux yeux de l’ensemble des responsables syndicaux concernés, c’est que le dialogue social s’est institutionnalisé. Dans quelques jours donc, les différents protagonistes vont entamer de nouvelles négociations qui s’annoncent déjà ardues, compte tenu des attentes des uns et des autres. Mais d’ores et déjà, le premier ministre Abbas El Fassi a envoyé aux cinq syndicats concernés un ordre du jour comprenant les différents points qui seront abordés. Miloudi Mokharik, membre du secrétariat général de l’UMT, estime que l’initiative de la Primature est de bon augure. " C’est un élément positif que de nous consulter sur l’ordre du jour. On sait à présent les points qui seront discutés. D’ailleurs, on a envoyé à la Primature nos remarques à ce sujet". Zaër Abdelkader, de la CDT, verse dans le même registre. Pour le secrétaire général-adjoint de la Confédération, "le fait que le premier ministre accède à notre demande de prendre au préalable connaissance de l’ordre du jour est une bonne chose. Mais l’idéal serait d’engager des négociations sérieuses pour avoir des résultats concrets" tempère-t-il. Mais au-delà de la portée symbolique de l’initiative du premier ministre, les responsables syndicaux trouvent que l’ordre du jour omet certains éléments fondamentaux des négociations. Miloudi Mokharik souligne à cet égard, le volet salarial, l’amendement du système fiscal et de l’IGR, ainsi que le régime indemnitaire et la protection des libertés syndicales. L’UMT semble affûter ses armes pour obtenir plus d’acquis que lors des rounds précédents. D’autant que, selon Mokharik, le bilan jusqu’à présent laisse à désirer. Pour lui, dans le secteur privé, "pas grand-chose n’a été réalisé, l’augmentation du SMIG a été en deçà de nos aspirations. Pis, l’augmentation de 5% n’est pas respectée par toutes les entreprises". Et d’ajouter que "le gouvernement doit revoir sa copie en matière de pression fiscale et être vigilant quant à certaines manœuvres malicieuses visant à confisquer certains droits constitutionnels en matière de liberté syndicale". Le responsable UMT précise que le dialogue ne doit pas être une fin en soi et que l’objectif est de parvenir à des résultats concrets. Du côté de l’UGTM, Mohamed Benjelloun Andaloussi, secrétaire général, affirme que l’Union a pris connaissance des différents points à l’ordre du jour" qui semble avoir omis un certain nombre de points". Le responsable syndical insiste une fois encore sur la nécessité de revoir la grille des salaires et le système des échelles et des promotions. Benjeloun Andaloussi rappelle par ailleurs l’importance de la révision du régime des indemnités, du redéploiement ainsi que la question du dialogue sectoriel (santé, éducation nationale..) tout en attirant l’attention du gouvernement sur le non-respect des dernières augmentations par certains secteurs publics. Le même responsable souligne, toujours dans le même esprit, que les salariés du secteur agricole restaient marginalisés, puisque, selon lui, le nombre des bénéficiaires de la CNSS ne dépasse pas 45 000 personnes. "De plus, le SMAG n’est pas toujours respecté. Il faut que le ministère de l’Emploi fasse son travail et contrôle plus les exploitations agricoles". A l’instar des quatre autres syndicats prenant part au dialogue social, la CDT a reçu l’ordre du jour des premières négociations. Abdelkader Zaër souligne que la centrale est en train de l’étudier et qu’elle ne tardera pas à transmettre ses remarques au premier ministre. Dans quelques jours les partenaires sociaux et le gouvernement entameront un nouveau round du dialogue social. Sans préjuger de l’aboutissement des négociations, d’aucuns estiment que la mission de Abbas El Fassi sera délicate, face à des syndicats qui subissent la pression de leurs bases. |
|||
|
Les Actualités du Maroc Tous droits sont réservés - Accueil - Contacts - |
![]()
Sahara Marocain |
Khouribga |
Hébergement web Maroc |
Hommes du Maroc |
Publicité au Maroc
|
Annuaire gratuit au Maroc
|
Actualité du Maroc
|
Cuisine du Maroc
|
Annuaires des hôtels
francophone |
Annuaire
cool du Web |
Photos Magazine |
Télécharger MP3 Maroc |
Riad Taroudant |
Buzz Marketing Viral |
Annuaire des Forums
Ce site est listé dans la catégorie
Maroc :
Actualité du Maroc de l'annuaire
et
Annuaire Webmaster